LA PLAGE

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# Posté le lundi 28 novembre 2005 09:46

PLACE MY HASSAN

PLACE MY HASSAN

# Posté le lundi 28 novembre 2005 09:44

LA PLACE

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# Posté le lundi 28 novembre 2005 09:44

RWAYSS

RWAYSS
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# Posté le lundi 28 novembre 2005 09:42

patrimoine universel

patrimoine universel
L'UNESCO vient de déclarer Essaouira patrimoine universel
Le sacre de Mogador

Essaouira, l'une des perles blanches de l'Atlantique, vient d'être sacrée
patrimoine universel par l'UNESCO. Le festival d'Essaouira était pour beaucoup dans ce sacre. La ville ne cesse, depuis, de séduire les touristes de tout bord.
Mais au-delà de cet aspect, le tourisme doit être exploité comme un levier
socio-économique profitant à la population locale.

Les experts de l'UNESCO sont tombés sous le charme de Mogador. L'Organisation des Nations Unies pour l'Education, les Sciences et la Culture (UNESCO) vient d'inscrire Essaouira dans la liste prestigieuse des sites faisant partie du patrimoine universel.
Pour le président de l'Association Essaouira-Mogador,“il s'agit d'une décision historique et ce résultat est le fruit d'une démarche opiniâtre et déterminée de tous ceux qui n'ont jamais douté de la capacité d'Essaouira de faire valoir ses acquis historiques et patrimoniaux, tout en les mettant au service de la renaissance économique, sociale et culturelle de la ville". Il rappelle d'ailleurs que la décision de l'UNESCO a été rendue possible “grâce à la mobilisation consensuelle et à l'action sur le terrain des nombreuses ONG qui travaillent à Essaouira avec l'appui des autorités locales et des élus". Et c'est vrai qu'il s'agit d'un joli coup aussi bien pour André Azoulay, le Conseiller du Souverain, que pour tous les amoureux de la cité des alizés. Plus que toute autre ville, Mogador aura aujourd'hui amplement mérité le titre.

Charme

La décision a été ratifiée le 13 décembre par le Comité du patrimoine mondial réuni en assemblée générale à Helsinki - Finlande.
Essouira, désormais classée ville internationale, a gagné sa renommée grâce notamment au célèbre festival des Gnaouas qui draine chaque année des milliers de visiteurs venus de tous les coins du globe. Essaouira vibre chaque année au rythme de la musique des Gnaouas. Une animation d'un genre particulier, venue des tréfonds de la culture marocaine. Une musique spirituelle au rythme de la transe et de la possession.
L'intérêt croissant des chercheurs et des profanes pour ce phénomène s'explique par le retour, en cette fin de millénaire, vers toutes les formes du sacré et du spirituel.

Spéculation

Les spectacles, également gratuits, ce qui reste une spécificité de ce festival, enregistrent chaque année une affluence record. Les initiateurs de cette manifestation pensent déjà à des formules permettant, lors des prochaines éditions, de créer d'autres scènes pour satisfaire le plus grand nombre de spectateurs. Derrière le festival, quelques hommes aiguillés par un natif de la ville. Pour les organisateurs du festival, la manifestation ne relève pas du folklore. Il s'agit d'une rencontre à la fois musicale, scientifique et culturelle.
André Azoulay reste le principal promoteur du festival. La manifestation a déjà une dimension internationale. Un succès qui a permis de drainer un nombre considérable d'étrangers et de nationaux.
Le travail de communication en profondeur, mené par Azoulay a remis sur les circuits touristiques la ville bâtie par le Sultan Sidi Mohammed Ben Abdallah au 18ème siècle. L'engagement personnel et la disponibilité du président de l'association Mogador, se sont traduits par des actes concrets.
L'association Mogador s'est battue sur plusieurs fronts pour décrocher le sacre par l'UNESCO. C'est que la candidature a été rejetée par deux fois, notamment à cause d'une partie des remparts qui avaient été restaurés avec du béton armé. Mais au-delà des satisfecits d'usage, la ville a réellement besoin d'un véritable lifting, non seulement sur la plan touristique mais également sur la plan de la gestion municipale ou au niveau de l'activité économique. Il y a d'abord la capacité hôtelière: malgré l'ouverture du Riad Mogador construit par l'homme d'affaires souiri Miloud Châabi, la ville souffre d'un manque flagrant en la matière. Toujours aussi populaire parmi les habitants d'Essaouira, l'homme d'affaires istiqlalien, Miloud Chaâbi, l'ex-président du conseil municipal, avait ouvert son hôtel une semaine avant l'inauguration officielle pour les besoins de la seconde édition du festival.
La capacité hôtelière locale, de quelques centaines de lits, ne peut pas accueillir un surplus de touristes. L'engouement des étrangers pour les vieilles maisons de la médina d'Essaouira transformées en maisons d'hôtes pose le problème d'un secteur qui fonctionne dans l'anarchie la plus absolue et où les pratiques inavouées remplacent le tourisme à proprement parler. Prisée par un grand nombre de visiteurs, soumise aux rapaces de l'immobilier, Essaouira a vu ainsi son patrimoine foncier gagner en valeur mais pas toujours au profit de la population locale.. Les tentations spéculatives sont très réelles.
Sur le plan économique, on peut résumer l'activité à quelques conserveries moribondes, un port avec un parc de bateaux vétustes et un secteur de l'artisanat rudimentaire.
Pourtant la ville regorge de trésors touristiques: une médina au style maroco-portugais , un Mellah, vestige d'une cohabitation et d'une harmonie interconfessionnelle unique au monde. Un Musée, le musée Sidi Mohamed Ben Abdallah dont l'entrée est gratuite: il est installé dans l'ancienne demeure du pacha, et est consacré aux arts régionaux.

Ressources

La Skalla de la Kasbah: une allée de quelque 200 mètres de long, agrémentée de canons, datant de 1595 sous Philippe II, de 1614 sous Philippe III et de la fin du XVIIIe siècle, qui surplombent la baie et les îles. Avec un rez-de-chaussée où ont été regroupés les ateliers des meilleurs artisans marqueteurs de la ville. Au large d'Essaouira les îles purpuraires abritaient jadis une usine de pourpre que le roi Juba II avait fait construire et qui a été utilisée par les Romains qui sont passés par-là également. Un pénitencier avait été édifié sous le règne du Sultan Moulay Hassan. Aujourd'hui les îles abritent une réserve de faucons. Une demi-heure suffit pour traverser le bras de mer en canot à moteur pour se rendre sur l'île.
Quant au Port, on y construit jusqu'à aujourd'hui des chalutiers semblables aux embarcations traditionnelles en bois. Le matin on peut assister à la vente à la criée des poissons et crustacés et des barbecues sont organisés pour la grillade des fruits de mer et des poissons.
Le ministère du Tourisme, entre autres, pourrait ainsi trouver une occasion rêvée de se réveiller de son profond sommeil pour mettre la main à la pâte et donner un coup de main financier et logistique à la ville pour valoriser des atouts pourtant réels. D'autant plus que «cette victoire crée forcément des obligations et des devoirs”.
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# Posté le lundi 28 novembre 2005 09:14